Anales de Thomas 2

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Anales de Thomas 2Annales de Thomas 2La faute à l’ignorance des choses du sexe, la faute aux blagues graveleuses des ados sous perfusion de testostérone, la faute à l’enfer d’une bibliothèque pavoisée des indécences les plus inventives et les plus addictives, Thomas, vierge de corps et d’esprit, découvrit les avatars polymorphes du sexe avant même de rouler sa première pelle. Explorateur d’univers intrigants dont ses congénères boutonneux eurent été décontenancés de soupçonner l’existence, il cartographiait les itinéraires des catins et des débauchés les plus irrévérencieux que l’humanité ait enfantés. Le flot subversif des informations puisées à la plume des pornographes de tout âge et de toute culture décuplait ses prouesses fantasmagoriques lors de séances masturbatoires où l’obsession le disputait à la frénésie. Hussard, il embrochait jusqu’à la garde des vierges mijaurées, décapitait du téton juvénile à coup d’incisives effilées et rageuses, aspirait du clito à le rougir à blanc, fouaillait de la moule en braille, doigtait les culs serrés des pucelles aux cris plaintifs de chatons affamés, brassait de son gourdin le marigot gluant et odoriférant du vagin des mères de ses copines et des profs de son collège. Cracheur de feu spermatique, soudard sans scrupules, il subornait des mamans quarantenaires qui l’initieraient au plaisir de la chair. Dans ses rêves ! Spéléologue des gorges profondes, insatiable et avide de savoir, la curiosité l’éperonnait sans cesse en quête de voies inexplorées. Hétaïre dévergondée, la veuve poignet exhumait de ses entrailles des jets de sperme qui s’engluaient dans la pilosité clairsemée de son pubis. Il portait ses doigts à son nez, goûtait de la langue la mayonnaise maison ou la laissait fondre sur son palais. Le désir l’harponnait au hasard. Dans son bain matinal où dérivaient les filaments laiteux de l’éjaculation figés par la chaleur. Dans les toilettes d’un train où l’avaient poussé une paire de seins et l’étoffe ent****rçue d’une culotte de coton blanc sous la jupe plissée d’une lycéenne. Dans celles du collège lorsque le miroir aux alouettes de son imagination spéculative avait bousculé sur toutes les coutures la prof de gym au cheval d’arçon, sa figue fendue moulée dans un legging blanc qui lui sculptait un cul de bombasse. Les salopes qu’il asservissait mentalement à sa perversion n’avaient d’humain que leurs nichons, leur cul, leur bouche de suceuse. Des noms, des lèvres, des yeux les reliaient au quotidien : il enfilait sur un tronc anonyme les seins dont il avait soupesé les contours et la masse sous le pull rouge de la prof de physique, la gymnaste lui fournissait la chatte et le cul, la boulangère la bouche gourmande aux lèvres un peu grasses. Il convoquait des attributs sexuels et les assemblait en un puzzle criard. Thomas les désincarnait, les réduisait à des clones de poupées gonflables dont il crevait la baudruche de son dard affûté.Son imagination féconde l’inscrivit au panthéon des défricheurs de génie. Mais, à force de mettre en scène des objets de cul désespérément impalpable et irréels, l’incandescence du désir qui l’enflamma d’abord s’éteignit peu à peu en un feu de paille à peine embrasé sitôt étouffé. L’imagination circonscrivait son exultation à un carré de scénarios dont l’argument tournait à l’imbroglio invraisemblable, à la bursa escort partouze d’opérette, au soap-opera aux rebondissements éculés. La manne qui avait nourri ses divagations tentaculaires et son onanisme forcené s’asséchait aussi sûrement que la mouille parcimonieuse d’une pute post-ménopausée.A dévorer les Cent milles verges, la Venus erotica, les confessions de Hollander, les postures philosophico-pornographiques de Sade, à s’empiffrer des turpitudes d’Emmanuelle, des Trois filles de leur mère, à musarder au fil de l’anthologie des récits érotiques de Pauvert, à s’étourdir des bulles de Crepax, de Manara ou de Veyron, l’adolescent imbibé de luxure jusqu’à l’os s’éveilla un matin conscient de s’être enfermé dans une geôle certes sulfureuse mais aussi rouillée et cadenassée qu’une ceinture de chasteté médiévale. La désolation d’un esprit subordonné à des fantasmes répétitifs déteignit sur le corps. S’il réchappa sans peine de la surdité et de la dégénérescence de ses facultés mentales auxquelles le vouait la curetaille, force fut de constater qu’à trop se polir le manche et à s’auto-proclamer étalon en chef d’un harem de papier l’ivresse de la chair avait marqué le pas. Le long feu de l’impuissance orgasmique le guettait : il avait la bandaison pauvre et sans joie, la jouissance hagarde d’un Parkinson et le fantasme approximatif et nébuleux d’Alois Alzheimer. Résolu de ne pas quitter l’arène de son éducation sexuelle la queue entre les pattes, Tomas prit le taureau par les cornes, jetant ses dernières forces dans une bataille empirique qu’un restant de morale avait refoulé dans le tréfonds de son inconscient. Délaissant momentanément sa bite, il se prit d’un intérêt tout neuf pour son cul. Rejetant les oripeaux de la dualité sexuelle, relisant les grands classiques de la sodomie, il s’avisa n’avoir jamais sérieusement envisagé ni expérimenté les mystères et les mérites de la porte de service. Son indifférence vis à vis du corps des hommes, le dégoût que lui inspirait une pine dont pendait des bourses hérissées de poil l’avaient tenu éloigné des vertus érogènes de l’anus. Or, si les enculées en redemandaient, si les homos s’astiquaient le conduit depuis l’Antiquité et si les râles et les soupirs montaient des gorges des circonvenus avec autant de lascivité, ça ne devait pas être seulement pour le plaisir de la galerie. Ou bien, justement, si !Cette volte-face dans son itinéraire sexuel eut le mérite de secouer ses facultés de réflexion d’un électrochoc salvateur. A tâtons, il évolua sur un nouveau terrain d’exercice dont le territoire s’étendait du périnée au sillon fessier. Tout à l’exploration de cette nouvelle aire de jeu, il se concentrait sur les sensations naissant de la caresse d’un doigt, du dos de la main ou de l’empaumée vigoureuse d’un globe. Les contractions du périnée et des sphincters anaux lui ouvrirent de nouveaux horizons dans le contrôle du plaisir, la maîtrise de l’excitation, la concentration sur son corps agissant. Les ombres de la nuit sexuelle s’évanouissaient au fur et à mesure de la conquête de la face cachée de son anatomie. L’addiction aux fantasmes hérités de plumes qui n’étaient pas la sienne se diluait dans les filaments de liquide séminal que provoquait l’attouchement répété de sa prostate. Plus, il comprenait intuitivement que le big bang avait eu la sagesse escort bursa de coupler sa prise mâle avec une prise femelle. Il se sentait femme depuis ses tétons érigés jusqu’au palpitation de son anus. Femme plus encore dans son désir d’être prise, possédée. Ses doigts astiquant son rectum n’était qu’un succédané de remplissage ; il désirait plus. Il se souhaitait rempli. L’excitation lui martelait le bas-ventre d’un pilon fou qu’il aurait voulu sentir gigoter entre ses fesses.Il expérimentait des intromissions, manche de brosse à dents, poignée de brosse à cheveux, toute forme oblongue, arrondie et douce qui épousait son conduit rectal. Il prenait un plaisir neuf à relire Anaïs Nin, « Le Basque et Bijou », ce vigoureux gaillard enculé par un gode dont l’utilisation n’entachait en rien la virilité. Il se vivait double. Découvrait sa gémellité d’hétérosexuel. Goûtait un paradoxe qui n’en était plus un ; il rêvait d’une femme qui l’enculerait à le faire hurler de plaisir, une femme qui serait assez audacieuse et assez rompue aux jeux sexuels pour sceller cette possession. Une femme qui ferait de lui un homme accompli, maître de son potentiel sexuel. Cette quête tendait tout son être conscient et inconscient, mais la frustration lui comprimait le cerveau, tant il savait ce Graal éloigné de son monde. Le fantasme lui crispait les tripes. Il en bandait de soif, tellement le désir lui asséchait la gorge. Ses neurones, emprisonnés dans un accélérateur de particules, ne lui laissaient de répit qu’une migraine entêtante. Une fourmilière en éruption lui ravageait le bas-ventre. Il aurait voulu se le gratter de l’intérieur, chasser de ses ongles cet orage qui défenestrait ses entrailles. La vision de la femme père et mère déboussolait son Œdipe. Il la voyait à la toucher, la concevait à la pétrir. Les seins fermes recouverts d’un duvet blond où ruisselaient des gouttes de soleil lui giclaient aux yeux. Le sexe dressé entre des jambes hâlées et fuselées, ce sexe il le connaissait sous toutes ses coutures prêtes d’exploser. Il entendait le battement rythmé du sang envahissant les corps caverneux, affamé de prendre en bouche le gland ourlé et d’envelopper la couronne dans un long baiser mouillé de salive, il se réjouissait de cette bite de Minautore émasculé. Privée de couilles au cul, la queue s’enracinait sur un mont de Vénus bombé, lisse, nu et marmoréen comme le con d’une antique nymphe s’il ne l’avait palpé si tiède sous ses doigts. En lieu et place des testicules s’ourlait la fente de la femme, entre des lèvres aux muqueuses d’algues violette, liquides et ondoyantes, à la consistance grumeleuse de figues en pâte de fruits. Elle avait la motte marine. Elle était solaire, océane et tellurique. Il se destinait à sa dévastation, se balançait sur le trapèze de ses hanches promises à l’enfantement de son fantasme. Son délire halluciné fomentait des rêves de cavalcade mythologique. Possédé, possédant l’hermaphrodite glabre, il se réveillait au matin la queue douloureuse à force de trique nocturne, les yeux étincelants de fièvre, il continuaient de baiser la créature qui l’enculait simultanément. Cette constellation faite femme gravitait dans le globe enfiévré de sa tête, trou noir et voie lactée, nuit étale et serpentin aux convulsions spasmodiques. Qu’il put la baiser et être baisé dans un même bursa escort bayan élan, qu’ils soient pieuvre et béance où gesticulaient leurs tentacules de Shiva n’affectait pas l’illogisme de la chose. Au contraire, l’acte atteignait au paroxysme. La première à oser fut une ombrelle. Une ombrelle surannée à la toile bleue décolorée par le soleil. Le tissu moiré à force d’insolation avait viré au mauve improbable. Son pommeau sphérique, tourné dans une essence de bois blond, avait été poli par des générations de mains délicates, gantées de dentelle fine. Des poignes affermies pour contenir de coupables brises qui s’insinuaient sous les jupons et déstabilisaient le parapluie avaient satiné le bois Elles avaient érodé la poignée aux fils de marées de chair juvénile agrippées à son manche. La paume crispée suintant la sueur acide de filles se rêvant bientôt femmes en avait tavelé l’essence. Sa texture, devenue soyeuse, était lisse comme le gland d’un adolescent.Qu’importe le bois Musset, pourvu que l’ivresse des profondeurs submerge. Écarlate, elle musarde le long du cul enduit d’huile d’olive premier prix- premier choix de chez Casino. Le fondement onctueusement préparé par un index, un majeur, un annulaire, bref, trois assaillants auxquels Thomas consentait, le pommeau vint à la rencontre des bourses ou presque, hésitant entre périnée et anus, avant que la main qui n’était pas ointe d’huile dirige l’objet de ses désirs vers l’antre de ses fantasmes.Un doigt, c’est souvent une insulte. Deux, une bénédiction place Saint-Pierre. Trois ne riment à rien, sinon à la dilatation d’un conduit échauffé par le désir. Quatre puis cinq, c’est de la folie douce, écartelé pour un fist. Mais ce jour-là, l’ombrelle et Thomas n’en étaient pas rendus à de tels extrémismes.Allongé sur le dos, les cuisses pendant au bord du lit, à la recherche d’une détente adéquate à ce sport solitaire, l’ombrelle, et le désir qu’il en avait de la sentir en lui, firent feu. La petite planète, cet anonyme pommeau cajolé par tant de menues menottes innocentes, produisit dans l’antre tout aussi obscur qu’elle perforait, dilatait et attendrissait, après qu’elle avait vaincu sa défloration, un effet de piston auquel succéda la certitude poignante de toucher un point capital.Quand il fut entré, quand l’hémisphère eut pointé l’arrière garde de son nez entre les sphincters qui n’en demandaient pas tant pour éprouver l’angoisse du gardien de but au moment du penalty, quand il se fut enfoncé… simultanément, un râle de gorge vomit son plaisir et sa queue se plaça languide derrière son oreille. Le gland du parapluie fit monter un orage électrique dans son fondement. Dans ses entrailles, les pales d’un hélicoptère tournoyèrent lourdement puis, les turbines hurlant tandis qu’elles parvenaient à maîtriser la vélocité de leur souffle, une formation entière de gazelles furieuses décolla dans ses entrailles. Leur vrombissement de libellules sous amphétamines éclaboussa une partie palpitante et bouillante de son être et il passa le mur du con masculin.Inculte encore des profondeurs et de l’étendue de l’orgasme prostatique, Thomas ignorait tout de l’étendue de sa découverte. Néophyte et autodidacte, il en soupçonnait pourtant le potentiel. Certain d’avoir joui, il s’étonnait que l’éjaculation ait seulement déclenché une vague onde plaisante et circonscrite à son membre. Des fils de la vierge dans un matin d’automne, gluant et rayonnant comme un sucre filé de pâtissier, avaient tendu sur les draps une toile arachnéenne vite crevée par les jets épais de sperme.

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